Hellébore fétide

 

Consenvoye (55) le 14 mars 2018

Nom scientifique : Helleborus foetidus L.
Famille : Ranunculaceae      
Nom français : Hellébore fétide

 Helleborus foetidus  Hellébore fétide
Noms vulgaires : Pied-de-griffon, Lancoeur, Aliborgne, Libourne, Herbe de saint Antoine, Herbe de saint Raymond.
Cette espèce, rare dans certaines régions, est commune sur les collines et dans les bois calcaires de tout l’arrondissement : autour de Montmédy : à Juvigny, à Breux, à Stenay, à Olizy, etc.
Plante vivace.
Floraison : de février à avril.
Dans nos campagnes, on dispose des bottes de tiges de cette plante dans les écuries à porcs, dans la croyance qu’elles préservent ces animaux des maladies. De là, sans doute, la consécration de l’hellébore à saint Antoine et à saint Raymond, que l’on invoque contre certaines maladies du porc. Ce dernier saint est tout spécialement honoré à La Nau (Petit-Verneuil) et à Blagny (Ardennes), où existent des chapelles sous son vocable.
Les hellébores sont violemment drastiques et vénéneux à haute dose. Ils sont vermifuges. Les vétérinaires s’en servent pour entretenir les sétons chez les chevaux et contre le farcin. Dans l’Antiquité, on leur attribuait le privilège de guérir de la folie. Il y avait à ce sujet un proverbe souvent cité par les auteurs grecs et latins : « Tout l’hellébore des trois Anticyres ne suffirait pas à le guérir », disait-on en parlant des cerveaux dérangés de l’époque.
Il y avait en Grèce trois villes du nom d’Anticyre où cette plante était abondante.
Cette espèce a une odeur fétide et nauséabonde. Son nom de « pied-de-griffon » lui vient sans doute de la forme de ses feuilles.
Observation :
On cultive dans les jardins Helleborus niger (rose de Noël ou rose d’hiver), à grandes et belles fleurs blanches ou rosées qui s’épanouissent en novembre-décembre, ainsi que d’autres espèces moins remarquables.

   Source : Société des amateurs-naturalistes du nord de la Meuse : mémoires 1891

Helleborus foetidus L. (Hellébore fétide)
Sépales connivents, concaves.
Pétales de moitié moins longs que les étamines.
Carpelles larges et renflés, pourvus d'une nervure dorsale prolongée en bec subulé.
Graines brunes, ovoïdes, lisses.
Feuilles toutes caulinaires, coriaces, pétiolées, à 7–11 segments atténués à la base, lancéolés, dentés en scie ; feuilles supérieures devenant peu à peu bractéiformes, entières, jaunâtres.
Tige vivace, épaisse, dressée, nue et marquée de cicatrices dans le bas, très feuillée au-dessus.
Souche fusiforme, épaisse, charnue.
Plante glabre, d’un aspect sombre, exhalant une odeur fétide due à la présence de petites glandes verdâtres qui recouvrent les bractées et les sépales, mais surtout les pédoncules ; à feuilles persistantes pendant l’hiver ; à fleurs nombreuses, penchées, verdâtres.
Commun en Lorraine sur les coteaux calcaires.
Floraison : février à avril.

  Source : Flore de Lorraine (Meurthe, Moselle, Meuse, Vosges), par le Dr D.-A. Godron – 1857.

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