Tussilage commun

 

Douaumont (55) le 12 mars 2022

Nom scientifique : Tussilago farfara L.
Famille : Asteraceae     
Nom français : Tussilage commun

 Tussilago farfara L. Tussilage pas d’âne.
Noms vulgaires Pas d’âne, Taconet, Tacon, Pleumevoire, Rempâ, Bardan, Herbe de Saint-Guérin, Procheton.
Champs argileux et argilo-calcaires commun. Vivace.
FI. en mars-avril.
Cette plante épanouit ses fleurs avant que ses feuilles ne se développent. D’où le nom de Filius ante patrem (Fils né avant le père) qu’on lui a donné. Son nom de Pas d’âne lui vient de la forme
de ses feuilles et son nom spécifique de farfara de celui d’un peuplier blanc que les Latins appelaient Farfarus, au feuillage cotonneux duquel ressemblent ses feuilles.
Ses fleurs sont pectorales, béchiques, toniques et adoucissantes et recommandées en infusions théiformes dans les maladies de poitrine.
Elles entrent dans la composition du Thé de Suisse et dans la collection des fleurs pectorales appelées Quatre Fleurs, avec celles de guimauve, de coquelicot, de violette, etc. On employait autrefois le suc de ses feuilles et de ses racines contre les maladies scrofuleuses. On y a renoncé de nos jours. Ses racines ont été préconisées contre les ulcères des poumons.
Le Pas d’âne infeste les champs par ses racines traçantes qu’il est très difficile d’extirper complètement.

  Source : Société des amateurs-naturalistes du nord de la Meuse : mémoires 1896.

 Tussilago farfara L. (Tussilage Pas-d’âne.)
Calathide solitaire et terminale, penchée avant l’anthèse, dressée au moment de la floraison, penchée de nouveau à la maturité.
Péricline cylindrique, un peu épaissi à la base, à folioles scarieuses et violâtres sur les bords, obtuses, munies de 3 ou 4 nervures fines et souvent d’une ou de deux dents sur les côtés ; les folioles extérieures un peu plus courtes et de moitié plus étroites.
Fleurs femelles en languette très-étroite et étalée, une fois plus longues que celles du disque.
Akènes bruns, glabres, deux fois plus courts que l’aigrette blanche-soyeuse.
Feuilles radicales paraissant après que les fleurs sont détruites, grandes, un peu épaisses, pétiolées, vertes au-dessus, blanches-tomenteuses en dessous, arrondies, échancrées en cœur à la base, lobées-anguleuses et dentées sur les bords ; feuilles caulinaires en forme d’écailles ovales-lancéolées, rapprochées, dressées, demi-embrassantes, ordinairement violettes extérieurement, blanches-tomenteuses à la face interne.
Tige simple, uniflore, dressée, un peu laineuse.
Souche épaisse, charnue.
Fleurs jaunes.
Commun ; champs argileux et humides.
Fl. Mars-avril.

 Source : Flore de Lorraine (Meurthe, Moselle, Meuse, Vosges), par le Dr D.-A. Godron – 1857. 

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