Grande Reine-des-prés
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| Forges sur Meuse le 08 juillet 2026 |
Nom scientifique : Filipendula ulmaria (L.) Maxim.
Famille : Rosaceae
Nom français : Grande Reine-des-prés
Spiraea ulmaria L. (Spirée ornière.)
Fleurs hermaphrodites, disposées en corymbe terminal.
Calice à segments ovales, obtus, réfléchis.
Pétales arrondis, longuement onguiculés.
Étamines plus longues que les pétales, à filets un peu épaissis au sommet.
Capsules 5-9, glabres, contournées en spirale les unes autour des autres.
Feuilles pinnatiséquées, interrompues, à 5-9 segments lancéolés, doublement dentés et sessiles ; le terminal pétiolulé, beaucoup plus grand, palmatifide ; stipules demi-circulaires, auriculées, dentées.
Tige dressée, sillonnée, rameuse au sommet.
Fleurs blanches.
a – Tomentosa Gaud. Helv. 3, p.332. Feuilles blanches tomenteuses en dessous.
b – Denudata Gaud. I. c. Feuilles vertes et glabres en dessous. S. denudata Hayn. Arz. gen. 8, tab. 31.
Commun ; prés et bois humides, bords des rivières, dans tous les terrains.
Fl. Juin-juillet.
Source : Flore de Lorraine (Meurthe, Moselle, Meuse, Vosges), par le Dr D.-A. Godron – 1857.
Spiraea ulmaria L. Spirée ornière.
Noms vulgaires Reine des près, Ulmaire, Herbe aux abeilles, Vignette.
Prés et bois humides, bords des rivières commun.
Vivace. FI. en juin-juillet.
Cette plante, remarquable par son port élégant et ses beaux corymbes de fleurs blanches odorantes, est cultivée avec succès dans les jardins paysagers, au bord des pièces d’eau. Elle réussit aussi très
bien dans les plates-bandes des jardins on en connaît des espèces à fleurs doubles et d’autres à fleurs roses.
Les fleurs de la reine des près passent pour sudorifiques, vermifuges, résolutives et anodines, et ont passé comme très efficaces contre l’hydropisie.
Elles sont très recherchées des abeilles, ainsi que des chèvres. On a prétendu qu’elles communiquaient au vin dans lequel elles étaient mises en infusion le fumet du Malvoisie.
Sa racine est douée de vertus toniques et est parfois employée dans les fièvres intermittentes. On a préconisé cette plante comme bonne pour le tannage des peaux.
OBS. On cultive encore comme plantes d’ornement :
1 – S. aruncus (S. barbe de bouc), originaire des Vosges et du pays de Bitche, toutes deux espèces fort remarquables par leur feuillage délicatement découpé et leurs beaux thyrses de fleurs
2 – S. filipendula (S. Filipendule), espèce très élégante qui est indigène dans certains bois et prés secs du pays de Metz et de Nancy (calcaire jurassique), dans les forêts des environs de Void et dans certaines parties du grand-duché de Luxembourg.
Les tubercules de la racine du S. Filipendule renferment de la fécule qui a des propriétés alimentaires et contient en même temps des principes astringents qui la font préconiser contre les diarrhées persistantes. Son nom de Filipendule lui vient du latin filum pendulum, les tubercules de sa racine étant comme suspendus par un fil.
Source : Société des amateurs-naturalistes du nord de la Meuse : mémoires 1894.



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