Liseron des champs
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| Forges sur Meuse le 30 juin 2026 |
Nom scientifique : Convolvulus arvensis L.
Famille : Convolvulaceae
Nom français : Liseron des champs
Convolvulus arvensis L. (Liseron des champs.)
Fleurs axillaires, pédonculées ; pédoncule solitaire, bi-triflore, tétragone ;
bractées petites, linéaires, éloignées du calice.
Calice divisé presque jusqu’à la base en lobes courts, arrondis au sommet, scarieux sur les bords.
Corolle blanche ou rose, mais pourvue extérieurement de cinq taches triangulaires et purpurines.
Capsule ovoïde et aiguë, un peu comprimée, pourvue à sa base d’un disque hypogyne orangé.
Graines noires, écailleuses.
Feuilles pétiolées, hastées, à oreillettes ordinairement aiguës. Tige glabre ou hérissée, anguleuse, couchée à sa base, puis s’élevant sur les plantes voisines.
Souche rampante.
Beaucoup plus petite que l’espèce précédente dans toutes ses parties.
Commun dans les champs de tous les terrains.
Fl. Juin-juillet.
Source : Flore de Lorraine (Meurthe, Moselle, Meuse, Vosges), par le Dr D.-A. Godron – 1857.
Convolvulus arvensis L. Liseron des champs.
Noms vulgaires Réveillon, Lisse, Riot, Ligane, Lignue, Clochelée, Vrille, Liselle, Liset, Vrillée, Clochette des champs.
Champs, vignes, jardins ; très commun. Vivace.
Fl. en juin-juillet.
Purgatif comme tous ses congénères.
Cette espèce, qui donne de jolies fleurs en entonnoir, purpurines ou blanches, exhalant une odeur douce et suave, mais assez faible, est très goûtée des bestiaux. Elle a le grave inconvénient d’être un fléau dans les terrains qu’elle infeste par ses racines. Celles-ci s’enfoncent dans le sol à une profondeur telle qu’on ne peut en atteindre l’extrémité. Aussi dit-on, en certains pays, qu’il y a une tonne d’or attachée à sa dernière racine et qu’elle sera la récompense de celui qui l’atteindra. Nous nous souvenons avoir trouvé des racines de liseron au fond d’une tranchée de plusieurs mètres de profondeur.
Le meilleur moyen de la faire périr est de l’arracher sans se lasser dès qu’elle apparaît à la surface du sol le suc laiteux qui en découle épuise la plante et la fait disparaître à la longue.
À ce genre appartient C. tricolor (L. tricolore), cultivé dans nos jardins sous les noms de Belle de jour ou Liseron du Portugal.
De la même famille dépend aussi le genre Ipomaea, dont on cultive de nombreuses espèces sous le nom de Volubilis ; la plus rustique et la plus connue est I. purpurea (I. pourpre), Volubilis ou Liseron pourpre, aux corolles de diverses couleurs, qui sert à la confection des berceaux et des treillages et à l’ornementation des fenêtres.
Source : Société des amateurs-naturalistes du nord de la Meuse : mémoires 1897.


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