Molène bouillon-blanc

 

Forges sur Meuse le 30 juin 2026

Nom scientifique : Verbascum thapsus L.

Famille : Scrophulariaceae
Nom français : Molène bouillon-blanc


Verbascum thapsus L. Fl. suee. p. 69 ; V. Schraderi Mey. Chl. hanov. p. 326 ; Godr. Fl. lorr, éd. 1. t. 2, p. 436 ; V. crassifolium Dois. Fl. Meuse, p. 2141 non Hoffm. Nec DC. (Molène Bouillon blanc.)
Fleurs fasciculées, disposées en grappe spiciforme, serrée, presque en massue ; pédicelles presque nuls au moment de la floraison, trois fois plus courts que le calice au moment de la fructification.
Calice à lobes lancéolés, acuminés.
Corolle petite, concave, à lobes obovés, dressés-étalés et d’un tiers plus longs que le calice. Les deux étamines inférieures glabres ou presque glabres, à filets quatre fois plus longs que leurs anthères ; les 3 étamines courtes munies sur leurs filets d’une laine blanche ; anthères égales ; celles des étamines inférieures insérées obliquement.
Style filiforme ; stigmate capité, non décurrent sur les côtés.
Capsule ovoïde.
Feuilles un peu épaisses, fortement cotonneuses sur les deux faces, pourvues sur les bords de crénelures superficielles et presque cachées par le tomentum ; les feuilles inférieures oblongues-elliptiques, atténuées en pétiole ; les caulinaires moyennes et supérieures lancéolées, aiguës, dressées, décurrentes sur la tige jusqu’à l’insertion de la feuille immédiatement inférieure.
Tige roide, dressée, simple, arrondie, mais ailée.
Plante d’un vert jaunâtre, toute couverte d’un tomentum épais ; fleurs jaunes.
Commun dans les lieux incultes, mais surtout dans les bois taillis.
Fl. Juillet-août.

Source : Flore de Lorraine (Meurthe, Moselle, Meuse, Vosges), par le Dr D.-A. Godron – 1857.


Verbascum thapsus L. Molène Bouillon blanc.
Noms vulgaires Bouillon blanc, Herbe de saint-Fiacre, Cierge de Notre-Dame, Bonhomme, Herbe à bonhomme.
Lieux incultes, bois taillis, coteaux pierreux commun.
Bisannuel. Fl. en juillet-août.
Ses fleurs sont pectorales et très employées comme telles en tisanes, soit seules, soit mélangées à celles de violette, de mauve, de gnaphale, de coquelicot, qui réunies constituent les espèces désignées sous le nom de Quatre-fleurs.
Toutes les parties du Bouillon blanc sont émollientes et adoucissantes, surtout ses feuilles qui ont
une faible odeur narcotique et qui s’emploient en cataplasmes contre les hémorroïdes, les ulcères légers de la peau.
Ses graines renferment un principe narcotique dont les maraudeurs de rivières se servent pour engourdir le poisson.
À cause de ses grandes dimensions, on convertit parfois ses tiges en cannes légères ou badines.

Source : Société des amateurs-naturalistes du nord de la Meuse : mémoires 1897.






 

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