Lierre commun
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| Montfaucon-d'Argonne (55) le 6 octobre 2017 |
Nom scientifique : Hedera helix L.
Famille : Araliaceae
Nom français : Lierre commun
Hedera helix L. Sp. 292. (Lierre grimpant.)
Fleurs en ombelle simple, pédonculée, à rayons très-nombreux, couverts de poils en étoile.
Pétales lancéolés, d’un jaune-verdatre, très-étalés, munis d’une nervure saillante.
Anthères échancrées à leur base.
Style court.
Baie globuleuse, noire.
Feuilles éparses, d’un vert foncé, luisantes, coriaces, toutes pétiolées ; les caulinaires à 3-5
lobes acuminés ; celles des rameaux fleuris entières, ovales ou elliptiques, longuement acuminées.
Tige rameuse, grimpante, s’accrochant par des radicelles aux arbres et aux murailles.
Commun ; bois, dans tous les terrains.
Fl. Septembre.
Source : Flore de Lorraine (Meurthe, Moselle, Meuse, Vosges), par le Dr D.-A. Godron – 1857.
Hedera helix L. Lierre grimpant.
Noms vulgaires Lierre, Lierre d’Europe, Lierre des poètes, Lierre à cautères, Hierre.
Bois commun. Ligneux.
FI. en septembre.
Les feuilles de lierre sont employées en application sur les cautères, pour y maintenir la fraîcheur et en entretenir la suppuration ; la médecine populaire les préconise aussi contre les rhumatismes.
Elles exhalent une odeur forte quand on les froisse pilées, elles sont aromatiques et vantées contre les ulcères et les brûlures.
L’écorce était jadis employée contre les dartres et la syphilis. Les baies sont purgatives, vomitives, enivrantes et estimées dangereuses.
Les grives et les merles s’en repaissent pourtant en hiver, quand les autres aliments leur font défaut. Mêlées au vin, elles augmentent les effets de l’ivresse.
Les moutons, les chèvres et les vaches consomment volontiers les feuilles de lierre en temps de disette de fourrage. Son bois ou racine, qui est très poreux, sert de filtre dans les fontaines de cuisine. Les cordonniers l’utilisent pour aiguiser et adoucir leurs tranchets.
Le Lierre, qui rampe à terre, n’acquiert de fortes proportions que lorsqu’il rencontre des corps auxquels il peut s’attacher, arbres, rochers, maisons. On rencontrait souvent dans les campagnes des pieds séculaires qui garnissaient des pignons entiers de vieilles habitations.
L’hiver rigoureux de 1879-1880 les a fait périr pour la plupart.
On fait, avec les rameaux toujours verts du lierre, des couronnes que l’on décerne aux lauréats des distributions de prix dans les écoles, usage venu des anciens qui en couronnaient les poètes et les vainqueurs des jeux publics. Ils avaient consacré cette plante à Bacchus et en avaient fait l’emblème de l’amitié.
On le cultive dans les jardins en bordures on en garnit les murs et les rochers des parcs. La culture en a tiré plusieurs variétés.
Source : Société des amateurs-naturalistes du nord de la Meuse : mémoires 1895.
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| Vacherauville (55) le 12 octobre 2025 |


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