Morelle douce-amère

 

Samogneux (55) le 04 octobre 2010

Nom scientifique : Solanum dulcamara L.

Famille : Solanaceae
Nom français : Morelle douce-amère


Solanum dulcamara L. (Morelle douce-amère.)
Fleurs pédicellées, réunies en cymes latérales, longuement pédonculées, nues et penchées à la maturité ; pédicelles articulés à leur base.
Calice petit, à 5 lobes courts, triangulaires.
Corolle pubescente sur les bords seulement, glabre à la gorge, à lobes lancéolés, et souvent réfléchis. Baies ovoïdes, rouges à la maturité.
Graines arrondies, comprimées, jaunes, très-finement alvéolées.
Feuilles pétiolées, d’un vert foncé, couvertes sur les deux faces de poils courts, appliqués, peu visibles, ou quelquefois tomenteuses (S. littorale Raab. FI. od. bot. Zeit. II, p. 414), toutes très-entières, ovales, acuminées et souvent en cœur à la base, ou les supérieures pourvues à leur base de deux oreillettes.
Tige ligneuse, sarmenteuse, rameuse, se soutenant sur les buissons.
Fleurs élégantes, petites, violettes, pourvues de 2 taches jaunes à la base de chaque lobe de la corolle.
Commun ; bords des ruisseaux, bois humides.
Fl. Juin-août.

Source : Flore de Lorraine (Meurthe, Moselle, Meuse, Vosges), par le Dr D.-A. Godron – 1857.


Solanum dulcamara L. Morelle douce amère.
Noms vulgaires Douce amère, Vigne de Judée, Vigne saunage, Réglisse de rivière, Morelle grimpante, Loque, Herbe de Locca, Mourelle.
Bords des ruisseaux, bois humides et couverts, mares commun. Ligneux.
FI. en juin-août.
Ses baies rouges sont vénéneuses et les tiges le sont également, mais à un degré moindre.
La Douce amère, qui est sudorifique et dépurative, s’emploie en décoction contre les maladies de la peau, dartres, teignes, etc. On attribue aussi des propriétés diaphorétiques à ses tiges et on les prescrit comme calmantes contre les rhumatismes chroniques, la goutte, les scrofules, les affections nerveuses.
Ses fruits sont vénéneux pour la volaille.
Sa saveur sucrée lui a valu, dans nos contrées, l’appellation de Réglisse de rivière, sous laquelle on la désigne le plus généralement.
Mâchée, elle a une saveur amère et désagréable à laquelle succède bientôt un arrière-goût sucré et douceâtre qui plaît aux enfants, d’où lui est venu son nom de Douce amère qui, pour être exact, devrait être interverti en Amère douce.

Source : Société des amateurs-naturalistes du nord de la Meuse : mémoires 1897

Dannevoux (55) le 29 octobre 2019

 

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