Dans mon carnet : Jardin-1

 

Un carnet pour relater des balades où sont relevées mes observations, découvertes et réflexions.
Ces sorties sont courtes, centrées sur un seul point plutôt que sur la distance. Elles racontent des lieux et des notes simples, ordinaires.

 Le lieu-dit : Mon jardin
Parce qu’on est pas obligé de faire des milliers de kilomètres, on peut également s’émerveiller dans son jardin

 La canicule
Il faut bien le dire, le jardin a bien souffert de ces chaleurs excessives, et bon nombre de plants potagers n’ont pas survécu. Idem des arbres et des arbustes à l’image de ce cornouiller qui a vu ses feuilles brûlées


 Voyons quelles sont les plantes qui résistent (ce sont souvent celles qu’on appelle des « mauvaises herbes »)
Vous pouvez cliquer sur les liens qui vous renvoient vers une fiche descriptive.

Amarante commune (Amaranthus retroflexus L.)
De la même famille que les blettes et les betteraves, les feuilles de cette plante se consomment comme des épinards. Les graines, très petites sont une vraie pseudo-céréale, riches en protéines et peuvent s’incorporer à diverses préparations.
Les agriculteurs américains (et bientôt les autres) s’arrachent les cheveux, car la plante s’est bien adaptée à l’herbicide Roundup et résiste dans les champs traités

Je cultive une variante : Amarante rouge – Amaranthus sanguineus

 

 

Chénopode blanc (Chenopodium album L.)
Toujours dans la même famille, le Chénopode doit son nom à ses feuilles en forme de patte d’oie.
Lui aussi comme l’amarante a été cultivé, mangé et utilisé de par le monde. Riche en calcium, en vitamine C et en caroténoïdes, ainsi qu’en fer, il a été un aliment de secours pendant les disettes jusqu’au XIXe siècle, on lui préféra ensuite l’épinard.

Je cultive une variante : Chénopode bon-Henri

 

Liseron des haies
Liseron des champs

Liseron des champs et Liseron des haies
Convolvulus arvensis L. et Convolvulus sepium L.
Voilà nos 2 liserons qui ont choisi une stratégie pour lutter contre la sécheresse. Grâce à leurs très, très longues racines, ils peuvent aller chercher profondément l’humidité. Revers de la médaille, ces 2 plantes sont très envahissantes et il faut être aussi tenace qu’elles pour s’en débarrasser. Nous leurs pardonnons quand même car elles accueillent le magnifique papillon Sphinx du liseron

Ceux qui s’en sortent pas trop mal

 Oseille parelle (Rumex obtusifolius L.)
Les rumex sont de la même famille que l’oseille. Il suffit de sucer un peu la tige pour retrouver le goût sucré et acidulé. 
Les feuilles sagittées (en forme de fer de lance) lui ont donné son nom de genre qui en latin veut dire lance ou dard.

 

 Pavot coquelicot (Papaver rhoeas L.)
Le bien commun, mais aimé de tout le monde, c’est le Pavot coquelicot. C’est une plante messicole, c'est-à-dire que son cycle de vie est adapté aux cultures agricoles mais elle s’accommode de terrains fraîchement remués

 

 Laitue scariole (Lactuca serriola L.)
les laitues contiennent un latex particulier qu’on extrait et que la thérapeutique emploie, le lactucarium. Ce suc a quelque ressemblance par son odeur, sa saveur, sa couleur, avec l’opium, ce qui lui a valu le nom d’opium de laitue.


 Laiteron maraîcher (Sonchus oleraceus L.)
Inusité de nos jours en France, le laiteron était autrefois consommé jeune en salade qui, comme son nom l’indique, était cultivé. Abandonné au profit de laitue sélectionnée, il est parfois cueilli comme nourriture pour les lapins. Il contient le même suc que la précédente.

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 Et pendant ce temps-là…


 L’abeille charpentière (Xylocopa violacea l.) visite la sauge sclarée. C’est la plus grosse de nos abeilles (parmi les 983 espèces d’abeilles présentes en France)
Elle aime creuser des galeries dans le bois mort pour y déposer ses œufs.

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 En jardinant, je découvre cette insolite matière. C’est une oothèque. C’est la « boîte à œufs » de la mante religieuse (Mantis religiosa l.) Elle peut contenir entre 200 et 300 œufs et les larves sortiront au printemps.


 Et quelques jours plus tard, j’observe non loin la génitrice, debout sur quatre pattes, ses deux pinces rapprochées sous le menton

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 La petite biche (Dorcus parallelipipedus l.)
On pourrait la confondre avec des femelles de Lucane cerf-volant (Lucanus cervus l.). Ce xylophage (Insecte dont les larves et parfois les adultes creuse sous l’écorce ou dans le bois des galeries caractéristiques pour se nourrir) se contente d’un bois en partie déstructuré pour forer sa pitance nourricière. Il est donc recommandé de laisser un peu de bois mort dans un coin du jardin.

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